Place aux artistes

Place aux artistes
Oyez Oyez ! Le grand casting pour la nouvelle pièce qui se jouera sur 5 ans est enfin terminé.
Laissez moi vous présenter l'élaboration de ce nouveau spectacle dans les coulisses du QG de la prod, l'Elysée.


Spectacle ! Qu'y –t-il dans ce mot ?

-Il y a tout d'abord des spectateurs. Ce qui implique des citoyens en état de détente qui souhaitent se distraire. Qui dit "distraction" dit "cerveau en pause", ouverture à ce que l'on va nous dire et donc, à l'accepter plus facilement.
-Cela implique également des "acteurs" et des" metteurs en scène". Certains metteurs en scène peuvent d'ailleurs être également acteurs. Par définition, ils jouent un rôle, pour paraître, transmettre une image plus ou moins artificielle qui plaira au spectateur enclin à accepter les propositions des acteurs.
- Enfin, qui dit spectacle dit "salle de théâtre" et "gérant". Le gérant a pour rôle de transmettre le message des acteurs aux spectateurs et de l'optimiser pour que les spectateurs soient contents, distraits et acceptent pleinement ce message.


Maintenant, la distribution des rôles.

Le casting pour les spectateurs a été fait il y a déjà plusieurs décennies, ce sont les citoyens, bien évidemment. Mais attention, pas tous. Uniquement ceux qui se satisfont des grands médias classiques (télévision, radio, journaux).

Le casting des acteurs quant à eux, s'est fait en partie il y a quelques mois, aux termes d"une campagne de casting à travers toute la France. Les grands gagnants sont Nicolas Sarkozy, qui a obtenu le premier rôle et celui de metteur en scène et le droit de choisir les autres acteurs. François Fillon a ainsi eut le second. Le troisième rôle devait être attribué à un certain Alain Juppé, mais il n'a heureusement pas été assez convaincant devant le jury. C'est sûr que pour un ex-taulard refoulé, c'est difficile de refouler les planches ( =D).

Pour les autres rôles, il a fallut jouer serré. En effet, durant la campagne de casting, l'acteur Sarkozy n'avait pas de mots assez durs pour critiquer le jeu d'un candidat concurrent nommé François Bayrou, qui prônait l'ouverture de la scène à tous les courants du casting. Mais, ce dernier candidat ayant obtenu un très bon score de la part du jury, il jugea plus prudent de pratiquer artificiellement cette ouverture, priant le ciel que le jury oubliera ce qu'il avait dit durant la campagne de casting.
Car le plus important sur scène, c'est l'image que l'on renvoie.
Ainsi, l'acteur Sarkozy termina le casting en choisissant des acteurs inattendus. Certains avaient du mérite, d'autres n'étaient là que parce qu'ils avaient doublé tout le monde dans la queue du casting, ou parce qu'ils avaient trompé le jury.
Quoiqu'il en soit, aujourd'hui, la pièce est prête, le rideau est levé, et la pièce se joue dans toutes les salles de France, et même au-delà. C'est un succès, et les gérants des salles n'y sont pas innocents.

Les gérants des salles quant à eux sont peut-être les plus importants dans l'élaboration de cette pièce. Mais qui sont-ils donc ? Officiellement, ce sont des groupes médiatiques neutres, indépendants, respectant la charte éthique du théâtre qui veut que les gérants ne s'immiscent pas dans la pièce. Officieusement, (quoique c'est en train de devenir officiel), les gérants les plus influents sont aussi les moins en règle avec cette éthique. Ils possèdent de très nombreuses salles partout en France, à l'image des salles du groupe Lagardère.

La pièce devrait se jouer sur 5 ans. Artifices, exhibition, strass et paillettes vous attendent. Vous pouvez y assister gratuitement et facilement. Il suffit de vous poser sur votre canapé, d'allumer la radio ou de lire certains journaux.


Alors, quel genre pour cette pièce ?

Dramatique ? Comique ? Tragédie ? Ou peut-être un bon vieux Vaudeville ? Seules les mauvaises langues peuvent actuellement associer l'un ou l'autre genre à cette pièce. Cependant, du vaudeville et du comique, on en a déjà eut en introduction...

Celà dit, si vous ne souhaitez pas vous laissez prendre au jeu de cette pièce bien orchestrée et toute en image et paillettes, vous pouvez opter pour le théâtre de rue, plus authentique et proche des spectateurs, pour les troupes qui n'ont pas eu la chance d'avoir leur place dans la Grande Salle. J'en connais une très bien...

Place aux artistes !

# Posté le samedi 21 juillet 2007 07:09

Modifié le samedi 21 juillet 2007 07:49

Lettre de Bayrou du 1er juillet 2007

Lettre de Bayrou du 1er juillet 2007
Lettre de François Bayrou reçue le 1er juillet 2007 par mail.
Je n'ai gardé que les parties traitant de la place du MoDem dans le paysage politique français. Les autres aspects de la lettre seront évoqués dans d'autres articles:

Chers amis,

La phase
électorale s'est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m'a paru nécessaire d'adresser à chacun d'entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d'élections législatives.
[...]

Malg
ré l'extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l'injustice de la loi électorale n'a laissé à l'UDF - Mouvement démocrate qu'une poignée d'élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l'allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l'élection présidentielle, c'est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.
Bien sûr,
nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n'en ignorais aucune des difficultés.
Pourq
uoi alors n'avoir pas choisi d'entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d'autres nous y poussaient n'avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d'une telle élection ?
Ma réponse est cel
le-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l'UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l'absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c'était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu'était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.
Si j'avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d'entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l'aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.
Si no
us n'avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.
Cette
épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d'un courant politique nouveau.
Je consid
ère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c'est le moment de l'affirmer.
[...]

Il
nous revient d'être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C'est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d'un côté, des blocages insurmontables de l'autre.
Mais si nous sommes
indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.
Je veux
vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.
Je p
ense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l'ouverture que j'ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l'UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.
J'ai l'in
tention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d'avancer ou de marquer des points.
Deu
x points m'inquiètent : d'abord les finances publiques. Pour l'instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d'emprunts immobiliers) soit l'annonce d'augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d'euros, alors que le déficit si lourd du budget de l'État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l'aggravation du déficit serait de l'ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu'il n'a pas été question d'économies pour cette année, mais en l'état actuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.

De même, le choix
du président de la République d'être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu'à lui, est un signe d'engagement et d'activité. Mais il n'y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l'avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l'avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesquieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.
Ce so
nt mes deux craintes principales à l'heure où j'écris ces lignes.
Les autres actions d
u gouvernement, nous les jugerons sur pièce


Puis Bayrou évoque son point de vue et ses inquiétudes sur le Traité simplifié, les déficits publiques dont ne se soucie pas le gouvernement, la justice et la réforme des universités sur lesquels nous reviendrons dans d'autres articles.

En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.
Le
s premiers, nous avons deviné l'affaiblissement et l'effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu'un tel mélange serait « antidémocratique ».
Ce c
hoc culturel ne fait que commencer.
N
otre volonté, c'est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.
Et la condition de ce projet, c'est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d'horizons différents. Ceux qui ont construit l'UDF et ceux qui viennent d'ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu'ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d'un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c'est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu'ils porteront. Qui ne voit qu'il y a dans ce nouvel espace la clé de l'avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d'esprit ne soient pas un mot vide de sens !
C'est
difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu'on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu'ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l'autre, au fond, lui ressemble et que l'engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c'est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! [....]


A la fin de la lettre, Bayrou nous invite à le rencontrer lors de réunions dans diverses grandes villes de France pour définir ENSEMBLE l'avenir. Comme quoi la "démocratie participative" tant à la mode à gauche durant la campagne va pouvoir profiter des soldes d'étés au centre. Des soldes qui s'annonent lucratives pour tous, et dont on est sûr qu'elles ne sont pas un coup de com. Tout le monde ne peut pas en dire autant, surtout du côté des "grandes marques".


Dessin tiré du Blog du MoDem.

# Posté le lundi 02 juillet 2007 11:52

Les pionniers

Les pionniers
Andy Warhol est considéré comme le pionnier du mouvement pop art.
C
eux sont les pionniers du Mouvement Démocrate.
H
ommage à ces courageux novateurs de la politique, François Bayrou bien sûr, qui sacrifia une vingtaine de sièges pour suivre ses convictions, Marielle Sarnez, que l'on ne présente plus, tant elle a joet continue de jouer un rôle déterminant dans l'action politique de Bayrou. Jean Lassale, le bras centre de Bayrou qui serait capable de mener une grève de la faim pour ses convictions (et il l'afait).
N'oublions pas Jean-Marie Cavada, grand esprit du MoDem, et Zainadini Daroussi et Thierry Benoît, qui sont avec Jean Lassale et François Bayrou, les premiers députés du MoDem.

L
'espoir me fait croire qu'ils sont loins d'être les derniers.


Image originale réalisée sous Photoshop CS2.

# Posté le mercredi 27 juin 2007 18:05

Modifié le jeudi 28 juin 2007 09:01

Bayrou reste mitigé sur le Traité européen.

Bayrou reste mitigé sur le Traité européen.
Article extrait du blog du MoDem

"Un accord a été trouvé à Bruxelles, qui sauve les apparences et permet de sortir de l'impasse où se trouvait l'Union européenne", juge François Bayrou dans un communiqué, "mais le prix à payer est lourd" : Au lieu d'un "traité court, lisible, compréhensible par tous", "nous aurons une série d'amendements à des traités anciens qui rendent le texte une fois de plus illisible", au lieu d'"un traité simplifié, on aura un traité plus compliqué encore", déplore le président de l'UDF. Autre regret: "on devra attendre 2017" pour que le "mécanisme de décision soit complètement en place, et 2014, après les décisions très importantes de ces prochaines années, pour qu'il commence à peine à produire son effet". "Toutes les innovations du traité constitutionnel qui visaient à rendre l'Europe compréhensible par les citoyens et à lui donner de l'âme ont été abandonnées", regrette François Bayrou. Par exemple, le préambule sur les valeurs de l'Europe ou les symboles d'unité (drapeau, devise, hymne). En revanche, il considère que "des dispositifs intéressants ont été sauvegardés" comme la présidence stable, le haut-représentant pour la politique étrangère. Il approuve également "l'affirmation de la solidarité en matière énergétique et de l'objectif de protection des citoyens européens". "On est sorti de l'ornière, mais en retardant pour une décennie ou en abandonnant" des "objectifs précieux et des progrès essentiels pour les citoyens européens", conclut François Bayrou.

Article extrait du blog du MoDem

L'Europe semble donc sortie de son immobilisme, mais à quel prix?
L
'article pdent était enthousiaste face au le de notre président dans cette affaire. Mais une question demeure toujours: Sommes nous resté dans une politique de l'image ne compte que ce qu'on montre aux gens? Les intérêts de l'UE et des pays membres ont-ils bien été analyou a-t-on juste fait un traité parce qu'il fallait un texte à lâcher avant la rentrée, pour satisfaire les électeurs des divers pays?

L'
Europe est un domaine phare du projet de Bayrou. Gageons qu'il restera ts attentif à ce qui va se faire ces prochains mois.

# Posté le lundi 25 juin 2007 11:54

Modifié le lundi 25 juin 2007 12:11

Nous serons toujours là

Nous serons toujours là
Nous serons toujours là, à 4 ou à 7 millions!

# Posté le dimanche 24 juin 2007 17:46